Jean Michel Grobon (1770-1853)
La Saône, le château de Pierre-Scize, 1793
Huile sur panneau, 28 x 41,5 cm
Tomaselli Collection
Exposition Le Rhône et la Saône vus par les artistes
Du 6 juillet 2026 au 17 février 2027, la Tomaselli Collection vous propose une exposition temporaire intitulée « Le Rhône et à la Saône vus par les artistes ».
Cette exposition propose une véritable déambulation artistique à travers les représentations du Rhône par les peintres, allant du Bugey jusqu’à Avignon, tout en mettant également à l’honneur des paysages de bords de Saône. Le parcours de l’exposition s’appuie en grande partie sur l’ouvrage collectif intitulé Les peintres du Rhône, paru aux éditions Jacques André en 2025.
Sans prétendre à l’exhaustivité, l’exposition dévoile une constellation d’œuvres rares issues de collections particulières, de musées, de structures publiques ou de rencontres avec les structures culturelles locales et nationales.
Le Rhône
La présentation des œuvres représentant le fleuve Rhône s’organise comme un voyage artistique depuis les marais de la Dombes jusqu’à Avignon, une traversée artistique inédite des 812 kilomètres du fleuve-roi.
La présentation de l’exposition donne à voir les gorges du Bugey, la traversée de Lyon et de ses ponts, les vallées drômoises, les terres provençales, ainsi que des vues d’Avignon.
La Saône
Contrairement au Rhône, souvent perçu comme un fleuve tumultueux, masculin et indomptable, la Saône s’est imposée dans l’imaginaire artistique comme une entité paisible, douce et mélancolique. Cette dualité a profondément nourri la création artistique, particulièrement à Lyon, ville où les deux cours d’eau se rejoignent.
D’abord dépeinte par l’artiste Jean-Michel Grobon, c’est véritablement avec l’émergence des peintres paysagistes lyonnais au XIXe siècle que la Saône devient un sujet central de la peinture locale.
Des artistes comme Adolphe Appian, Antoine Ponthus-Cinier délaissent les sujets historiques pour peindre sur le motif. Au début du XXe siècle, les peintres et photographes s’attachent à restituer l’ambiance mystérieuse de Lyon et sont captivés par les « brouillards de la Saône ».
Au-delà du centre de Lyon, l’Île Barbe et les rives verdoyantes des Monts d’Or (au nord de la ville) deviennent le « Barbizon lyonnais », un lieu d’expérimentation pour peindre la nature et les reflets de l’eau.
L’exposition montre également comment les grands aménagements du Rhône et de la Saône, du XIXᵉ siècle à nos jours, ont transformé les paysages représentés par les peintres, rendant ces vues des travaux et industrialisation d’autant plus précieuses comme témoignages historiques.